Entretiens

Rose Miller – Interview d’une autrice équestre

· The Equinest

Image de Connie Kleiman

Nom
Rose Miller

Site web et endroits où me trouver en ligne
Site web : www.rosemiller.net
Blog : rosemillerbooks.blogspot.com
Son livre : The Horse That Wouldn’t Trot

Où je vis
J’habite dans la région de Goshen, dans le nord de l’Indiana, près de Notre Dame, dans un élevage de chevaux de 75 acres.

Parlez-nous un peu de vous : quel est votre parcours et d’où venez-vous ?
J’ai grandi dans une ferme du centre-nord de la Pennsylvanie, à côté de la vaste et magnifique forêt d’État de Tioga, et j’ai fréquenté une école de campagne à classe unique du CE2 à la quatrième.

Ma sœur et moi avons eu nos chevaux quand j’avais 15 ans et elle 10. Nous parcourions ces forêts et nous nous croyions au paradis.

J’ai épousé mon mari Hal à 19 ans. Nous sommes partis vivre dans l’Indiana et j’ai travaillé avec lui dans son cabinet de chiropraxie. Nos premières années, nous avons vécu dans une charmante petite ferme à Middlebury, dans l’Indiana, mais une tornade l’a détruite en 1965. Des années plus tard, nous nous sommes installés dans notre ferme actuelle, où j’ai réalisé mon rêve d’enfant : élever des chevaux. Nous avons élevé quatre enfants, un fils et 3 filles, mais nous avons perdu notre fille aînée, Sharon, d’un cancer du sein en 2004. Nous avons aujourd’hui deux petites-filles qui adorent les chevaux et tous nos animaux. J’ai 70 printemps et j’aime écrire sur mes nombreux amis les animaux.

The Horse That Wouldn’t Trot
Quand avez-vous commencé à écrire sur les chevaux ?
En 1993, j’ai écrit pour Voice Magazine, la publication officielle du Tennessee Walking Horse, un article sur la conformation du Tennessee Walking Horse et ce qui la distingue de celle des chevaux trotteurs. Depuis, j’ai écrit plusieurs articles pour différentes publications consacrées au Walking Horse, puis il y a eu le grand projet du livre.

Parlez-nous de votre dernier livre, The Horse That Wouldn’t Trot.
Il raconte les 30 ans de cheminement qui ont fait de moi une femme de cheval : les joies, les déceptions, les désillusions et les réussites que l’on connaît quand on possède et que l’on aime des chevaux. Ce sont plutôt des mémoires, mais on peut tirer beaucoup de leçons des expériences que je raconte.

Je retrace aussi une partie de l’histoire du Tennessee Walking Horse et je dévoile un vilain secret utilisé par certains entraîneurs de chevaux de concours pour leur faire adopter une allure extrême, le « soring ».

J’espère qu’à mesure que les amoureux des chevaux et des animaux entendront parler de cette maltraitance, ils se plaindront auprès de leurs élus au Congrès pour obtenir davantage d’inspections de l’USDA dans les concours. Une partie de toutes mes ventes est reversée à la NWHA et à la FOSH, deux organisations actives dans la lutte contre le soring.

Pourquoi le Tennessee Walker ?
Eh bien, au départ, ce n’était certainement pas cette race fabuleuse que je voulais. J’aimais le pur-sang arabe depuis l’enfance, mais quand j’ai eu mes premiers arabes, j’ai découvert, à mon grand désarroi, que je ne pouvais pas les monter ! Leurs trots énergiques me démolissaient le dos.

C’est mon mari qui m’a parlé du « cheval qui ne trottait pas », le Tennessee Walking Horse, et qui m’a vivement conseillé de me renseigner.

Rose et Praise Hallelujah

Image de David Pruett

Vous avez aussi écrit des articles pour différentes publications. Préférez-vous le long travail d’un roman ou le rythme plus rapide des articles ?
Honnêtement, j’aime les deux. J’aime partager rapidement mon expérience dans des articles, mais le livre a été une expérience merveilleuse, presque spirituelle. Je me suis beaucoup plus plongée dans le livre. C’est devenu un processus de guérison, qui m’a aidée à surmonter la perte de ma fille et de certains de mes chevaux bien-aimés.

Quelles sont vos principales influences littéraires ?
Je n’ai jamais aspiré à devenir écrivain, c’est un peu arrivé tout seul. Les livres que je préfère sont les documentaires animaliers de tous genres. Cela dit, Mark Rashid est un entraîneur et formateur de chevaux, auteur de nombreux livres sur les chevaux ; ses premiers étaient écrits sur le ton de la conversation, comme des histoires, mais ils partageaient toutes sortes d’anecdotes et de leçons sur les chevaux. J’ai beaucoup appris de ses livres, en particulier de « Horses Never Lie ». Il y défend l’idée que les chevaux préfèrent un leadership passif à un leadership dominant. Quand j’ai commencé à écrire mes histoires, j’ai découvert que je racontais mes expériences un peu comme Mark : sous forme de récit. Enfant, j’adorais les livres de Walter Farley sur l’Étalon noir. Je les ai tous lus, et c’est pour cela que mon premier cheval a été un arabe.

Avez-vous (ou avez-vous eu) un animal qui soit la muse de votre travail ?
Oui, curieusement, c’est une vache jersiaise que nous avions dans la ferme de mon enfance.

Elle s’appelait Buttercup et, de tous les animaux de ma vie, y compris des chiens extraordinaires et des chevaux splendides, c’est elle que je courrai saluer quand je rejoindrai le grand pré vert du ciel.

Elle a comblé un grand besoin en étant la confidente de la petite fille, de l’adolescente puis de la jeune épouse que j’étais. J’aimerai toujours Buttercup.

Rose, Black Cashmier et Final Praise

Image de Terry Young

Y a-t-il un lieu en particulier qui vous inspire ?
Il y a trois ans, nous avons réaménagé la chambre principale. Elle s’étend désormais sur tout le bout de la maison et elle est entourée de grands arbres sur trois côtés. Y être assise, c’est comme être dans une cabane perchée. Il me suffit de fermer la porte et d’entrer dans ma retraite pour laisser derrière moi le bruit et le stress de la vie.

Selon vous, quel effet Internet a-t-il eu sur l’écriture en général ?
Je pense que c’est un excellent moyen de partager des livres avec d’autres auteurs et amoureux des animaux grâce au réseautage. Cela a rendu les recherches tellement plus faciles. Je pense que cela encourage les gens à se lancer dans l’écriture d’un livre.

Et sur la vôtre, a-t-il eu un effet ?
Sans Internet, je n’aurais jamais envisagé d’écrire, de publier et de commercialiser un livre moi-même. J’ai rencontré beaucoup de personnes serviables sur Internet, y compris The Equinest !

Qu’est-ce qui vous passionne d’autre ?
C’est une passion tranquille et constante, mais toute ma vie j’ai eu à cœur de trouver la direction dans laquelle Dieu veut que j’avance. J’essaie de voir les ouvertures qu’Il me présente et de franchir les portes. Ce livre en est un bon exemple, et notre famille va peut-être déménager en Arizona, une région bien plus ensoleillée que le morne nord de l’Indiana. S’Il continue de tracer ce chemin, nous emmènerons vers l’ouest notre famille, humains et animaux compris. Après avoir survécu à une tornade meurtrière, Hal et moi sommes convaincus qu’il existe un plan divin pour nos vies.

Pouvez-vous nous donner un avant-goût de votre prochain livre ?
Après 30 ans d’élevage, de dressage et de concours avec mes chevaux, j’ai pris ma retraite et j’ai acheté des mules de selle à allures !

Rose et Charlie

Mon prochain livre, Broomtails and Longears: The Adventures and Misadventures of a New Mule Owner, parle de lui-même : j’ai fini par tomber follement amoureuse des mules.

The Horse That Wouldn’t Trot sortira à temps pour les achats des fêtes : quand pensez-vous qu’il sera disponible ?
Le 1er décembre. Les informations pour l’acheter seront sur mon site.

Dernière question : si vous n’aviez qu’une phrase pour convaincre quelqu’un qui a peur des chevaux de monter dessus, que diriez-vous ?
Je crois que je n’essaierais pas. J’ai vu ma petite-fille de 2 ans refuser de monter en selle avec sa maman. J’étais très déçue, mais en lui laissant du temps, un an plus tard elle a voulu le faire après avoir vu une cousine monter. Je pense que c’est peut-être un lien et un élan intérieurs. Tout le monde n’est pas fait pour monter à cheval. Si l’on aime les chevaux, on peut faire bien d’autres choses avec eux ou pour eux que les monter.

À suivre

Merci à Rose d’avoir répondu à cette interview et de nous avoir fait découvrir son travail. N’hésitez pas à consulter son site et son blog pour les dernières nouvelles de son livre.

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Traduit de l’anglais. Lire la version originale