Entretiens

Entretien avec une photographe équestre – KL Terace

· The Equinest

Nom
Je m’appelle KL Terace.

Site web et endroits où trouver mon travail en ligne
Site web : www.cowgirlzenphotography.com
Blog : cowgirlzenphoto.blogspot.com
Flickr : Cowgirlzen Photo
Shutterfly : CowGirlZenPhoto
Zazzle : www.zazzle.com/cowgirlzen
Livre de photographie : CowGirlZen Photography Volume I

Où je suis
Nous vivons actuellement en Arizona, terre de plantes épineuses, de déserts brûlants, de virevoltants, de cow-boys et de cow-girls, de grands espaces, de montagnes majestueuses, de ciels immenses, d’orages de mousson, d’orages électriques et de couchers de soleil spectaculaires.

L’Arizona est mon foyer depuis près de 35 ans maintenant ; elle est aussi variée et belle qu’un cheval bien né, et aussi créative que mon appareil Nikon.

Cheval par KL Terace

Parlez-nous un peu de vous : quel est votre parcours et d’où venez-vous ?
Je suis née au cœur du pays Hoosier, dans l’Indiana, au début des années 60. Mon père étant marine, nous avons vite traversé le pays pour la Californie, où il a terminé son service. Le temps a passé et nous avons fait quelques allers-retours entre l’Ouest et le cœur du pays.

J’ai grandi avec trois frères et une sœur. J’étais le deuxième enfant et la première fille. Nous avons tous travaillé dur, et deux d’entre nous cinq ont hérité de notre mère le virus de la création et de l’art. J’ai hérité de l’amour des chevaux, de l’Ouest et de leur côté créatif à tous les deux.

Toute la famille vit encore à quelques heures les uns des autres. Mes parents dirigent un ranch de chevaux de cutting à Willcox, en Arizona. Posséder et élever des chevaux est le rêve de mon père depuis qu’il est tout petit.

Cheval par KL Terace

Ma mère est écrivaine et a publié plusieurs périodiques et livres. Ils nous ont tous élevés dans la crainte de Dieu et le goût du travail (j’ai commencé à travailler à 11 ans pour mon père… il tenait un glacier… alors, est-ce que c’était vraiment du travail ?).

À 13 ans, j’avais économisé assez d’argent pour acheter mon premier cheval

Elle n’avait qu’un an et avait besoin de beaucoup de dressage. Finalement, les finances étant trop justes, j’ai dû la revendre au monsieur à qui je l’avais achetée.

Quelques années ont passé et, à 16 ans, j’avais de nouveau assez économisé pour acheter une belle jument buckskin (isabelle). C’était une quarter horse puissante, c’est le moins qu’on puisse dire. Je devais la mettre en pension à quelques kilomètres de chez nous. À cause des circonstances, j’ai dû la vendre à 18 ans, et je n’ai plus eu de cheval à moi jusqu’à aujourd’hui.

Tout récemment, je suis devenue la fière propriétaire d’une jument grise. Elle va bientôt arriver ici et sera hébergée dans un ranch voisin où mon compagnon et moi faisons du bénévolat. Mon compagnon et moi nettoyons les box, pansons les chevaux et faisons tout ce qu’il y a à faire au ranch.

En échange, nous apprenons beaucoup sur ce qu’il faut pour faire tourner un ranch, et nous espérons travailler en étroite collaboration avec la propriétaire pour aider des adolescents en difficulté qui cherchent à reprendre leur vie en main.

Par ailleurs, je travaille avec environ cinq éleveurs différents, pour qui je réalise des photos équestres destinées à l’élevage, à leurs sites web, aux ventes et au rodéo. Mon secteur s’étend actuellement à tout le sud de l’Arizona. Mon objectif est de couvrir toute la moitié ouest des États-Unis au cours des cinq prochaines années.

Cheval par KL Terace

Quand avez-vous pris votre première photo ?
J’étais assez jeune quand j’ai pris ma première « photo ». Ma mère avait un vieux Kodak et je la suppliais de me laisser m’en servir. Je n’avais pas les moyens d’acheter de la pellicule, alors elle me laissait juste faire semblant de prendre des photos. Je « photographiais » mes frères et sœur, des fleurs, des couchers de soleil, des animaux… à peu près tout ce que je pouvais voir dans ce petit viseur carré.

Je me souviens quand même que ma mère m’a confié son Kodak chargé d’une pellicule lors d’un voyage à travers l’Arizona en 1969. J’ai photographié des cactus et la mygale que mon frère avait trouvée pendant ce voyage. Les photos étaient sur pellicule noir et blanc.

Quel type d’appareil utilisiez-vous ?
Quand j’étais encore toute novice, c’était le Kodak de ma mère. Au lycée, en revanche, je me suis acheté un Polaroid. Puis, à 19 ans, j’ai acheté mon premier reflex Nikon… et depuis, c’est le grand amour avec Nikon.

J’ai essayé Canon, Pentax, Leica, Olympus et quelques autres, mais je reviens toujours à Nikon

Je les sens bien en main, tout simplement. Honnêtement, il m’a quand même fallu un moment avant d’oser essayer le monde du reflex numérique.

J’aimais la forme pure de l’argentique, et je l’aime toujours. Il y a quelque chose dans cette passion fixée sur le celluloïd. Et puis l’odeur de la pellicule… eh bien… c’est un peu aphrodisiaque. MDR !

Cheval par KL Terace

Qu’est-ce qui vous a amenée à photographier des chevaux ?
La vie vous offre des occasions quand elle voit ou sent que vous êtes prête. Ma photographie sérieuse a commencé dans l’industrie musicale. Dans les années 80, j’ai travaillé comme photojournaliste indépendante. J’ai travaillé avec des groupes et des artistes rock des années 80 comme Poison, Rod Stewart, Elton John, Adam Ant, Missing Persons, Reo Speedwagon, Survivor, U2, Red Rockers, Tom Petty et bien d’autres.

J’ai quitté ce métier au bout de plusieurs années et j’ai commencé à photographier simplement des objets abandonnés. Que ce soit une maison, un camion… tout ce qui avait un jour été aimé et utilisé… puis laissé là. Pendant cette période, j’ai fait quelques portraits et des mariages.

Puis, il y a quelques années, le chemin de la vie m’a ramené ma passion pour les chevaux. J’ai toujours été fascinée par leurs comportements et leurs caractères. C’est le cycle naturel de la vie qui m’a menée là où est ma place… je suis chez moi avec mes appareils, mes chevaux et les grands espaces.

Votre race de chevaux préférée ?
Cela semble changer sans cesse. Je ne sais pas si je pourrais choisir une préférée. Ils ont tous une nature si humaine… comment en choisir un ?

Je dirais que je les apprécie profondément tous, car chacun fonctionne d’une manière tellement unique. Je les admire tous, mais je reviendrai toujours à un bon vieux cheval de western pleasure… peut-être est-ce dans ma nature de vouloir prendre la suite de ma vie un peu plus lentement.

Avez-vous (ou avez-vous eu) un animal qui est la muse derrière votre travail ?
Ce n’est pas mon cheval, mais il y en a un au ranch où je travaille, un Tennessee Walker… il me fascine un peu. Tout ce que je peux vraiment dire, c’est qu’il a quelque chose d’éthéré. Ça se voit sur les photos que j’ai prises de lui… et bon sang… il n’y en a pas une seule que j’aime ! MDR !

Cheval par KL Terace

Quel est votre appareil de prédilection ?
Nikon… quand je suis dans la poussière, tous mes Nikon résistent à l’épreuve des éléments.

Où avez-vous été le plus inspirée, mais sans appareil photo ?
Nous avons tous ces moments figés dans notre esprit, où nous sommes témoins de quelque chose… pour moi, c’était un jour de neige. Un petit groupe d’entre nous était monté en voiture dans la montagne et s’était garé au bord de la route.

L’accès au lac était complètement enneigé. Si nous voulions aller jusqu’au lac pour le voir gelé, il fallait y aller à pied. Dans la neige jusqu’aux genoux, parfois jusqu’aux hanches, nous avons marché pendant cinq miles… et l’instant où j’ai levé la tête et contemplé les eaux gelées est un moment que je peux encore voir, sentir, goûter et ressentir aujourd’hui.

Le lieu était intact, sans la moindre trace ou empreinte humaine. C’était un moment qui vous laissait émerveillé. L’appareil photo de mon esprit garde encore cette image, des années après.

Quel effet pensez-vous qu’Internet aura sur l’art et la photographie en général ?

Tout a ses avantages et ses inconvénients. Il ouvre beaucoup de portes, mais il sature aussi le marché. Qui se perd dans la masse à cause de cette profusion ? Je me le demande parfois.

Cheval par KL Terace

A-t-il eu un effet sur le vôtre ?
Eh bien… oui, mais pas là où vous pourriez le penser. Ce qu’Internet m’a apporté de plus important, c’est d’apprendre des autres. J’ai aussi rencontré tant de gens merveilleux et talentueux. Je me suis fait des amis incroyables, dont je suis devenue très proche au fil des années.

Côté affaires, c’est bien d’avoir un site web et tout ça, mais vous savez, si vous n’êtes pas bon dans ce que vous faites… eh bien, ce n’est pas Internet qui vous sauvera.

Rien ne cachera ni ne révélera un grand talent, sinon le travail de l’artiste qui parle de lui-même.

Quelle est votre image préférée ?
Chacune de mes œuvres est comme un enfant pour moi. Je ne fais pas de choix.

J’apprécie chacune pour ce qu’elle est. Puis j’attends la séance suivante avec impatience pour voir ce qui va se dévoiler. Je crois que, bien souvent, ce sont les circonstances et les personnes que je rencontre autour de mes séances photo qui font mes préférées.

En toutes ces années de photographie, j’ai rencontré des gens vraiment très intéressants.

Cheval par KL Terace

Quelles sont vos autres passions ?
La photographie (je ne peux pas vivre sans appareil photo. Si j’échouais sur une île déserte, donnez-moi un appareil avant de me donner à manger), les chevaux, l’écriture, le rodéo, le dessin et la peinture, la vie à la campagne, la faune sauvage, l’observation des étoiles, la lecture, la musique, le jardinage, la cuisine, écouter une bonne histoire, aider les jeunes, apprendre, la politique, mon mari, qui est mon plus grand fan et l’amour de ma vie, mes enfants, qui sont une source constante de joie et de foi, et mon Dieu, sans qui… je ne serais rien. En somme… la vie en général !

PS : Paige, je tiens à te remercier encore pour cette expérience si agréable. J’ai beaucoup de personnes à remercier en chemin, si vous me le permettez. Merci, maman et papa, à tous mes frères et à ma sœur, d’avoir toujours été là. Merci à mon mari, source d’amour et de dévouement, de me laisser être moi-même : je t’aime comme personne d’autre, mon cow-boy. Merci à chacun de mes enfants : je vous aimais avant même de vous connaître… vous ne cessez jamais de m’étonner et vous me rendez si fière. Merci à tous mes amis qui m’ont supportée, qui m’ont soutenue et qui disent encore… qu’ils m’aiment bien : Debbie, Joan, Heather et Joel, Maricela, Mary, Ron, Martha, Sue, Michelle, Nina, Kim, Kacey, Wendy, Elsa, Frieda, Deanie, Pam, Kayla, Javier, Diane, Juanita, Diana, Lynne, Charlotte, Lou et Eddie, et tous les autres, qui m’ont toujours portée pour avancer, même dans les moments de faiblesse.

Ensemble, vous avez tous fait partie de mon inspiration. Merci.

À suivre

Merci à KL d’avoir répondu à l’entretien et partagé ses photographies. N’hésitez pas à vous abonner à son blog de photographie pour suivre ses dernières photos.

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Traduit de l’anglais. Lire la version originale