
Connu pour sa silhouette de lévrier et sa robe aux reflets souvent métalliques, l’Akhal-Teke est l’une des races les plus faciles à reconnaître au premier coup d’œil. Il est tout simplement taillé pour la vitesse et l’endurance sous la chaleur.
Origines
Vieux de plus de 3000 ans selon les estimations, les Akhal-Teke descendent de l’ancien cheval de type scythe et doivent leur nom à la tribu Teke de l’oasis d’Akhal. Avant d’être revendiquée et baptisée, la race a acquis sa silhouette longue et fine si caractéristique et ses robes extraordinaires au fil de la vie rude d’un animal des plaines. La rareté des ressources et la présence de grands prédateurs lui ont donné une encolure longue et haut attachée, des membres secs et une robe dorée qui lui servait naturellement de camouflage.
Une fois l’élevage maîtrisé, un isolement géographique extrême et un fort attachement aux traditions ont permis de conserver des lignées relativement pures. La tribu Teke a toujours été nomade, et ses chevaux étaient prisés comme montures de guerre rapides et endurantes. Avec le temps, les chevaux sont devenus un signe évident de richesse : ils ont donc toujours été bien soignés et traités comme des membres de la famille.
Les temps changent
Si son élevage a longtemps été très traditionnel, l’Akhal-Teke a aussi su impressionner les Russes. Pendant l’occupation russe, les propriétaires privés ont été dépossédés de leurs chevaux, emmenés dans de grands haras d’État. Beaucoup ont préféré fuir le pays plutôt que de renoncer à leurs biens les plus précieux.
Une longue chevauchée
Il a ensuite été décrété que les chevaux emmenés dans les haras seraient abattus pour leur viande ; les éleveurs ont donc relâché autant d’animaux que possible dans leurs déserts d’origine. Ces éleveurs dévoués ont sans doute sauvé la race Akhal-Teke.
En 1935, quinze Akhal-Teke ont parcouru plus de 1800 miles d’Achgabat à Moscou (en 84 jours). Cette chevauchée visait à prouver à Staline leur incroyable résistance, dans l’espoir d’obtenir son autorisation de poursuivre leur élevage. Le plan a fonctionné.
L’Akhal-Teke moderne
Les chevaux d’aujourd’hui ne sont pas si différents de leurs lointains ancêtres. C’est en grande partie grâce aux tribus qui les ont toujours aimés et élevés. En 1991, le Turkménistan a été libéré et il considère l’élevage des chevaux comme une affaire nationale, voire comme un art, ce qui lui confère un grand prestige. L’Akhal-Teke a également été déclaré trésor national, et sa belle silhouette orne le sceau de l’État.
Aujourd’hui, on trouve des passionnés d’Akhal-Teke dans le monde entier, et le nombre d’élevages ne cesse d’augmenter. C’est une race très chère au cœur de ses amateurs, car elle est la dernière lignée encore existante du puissant Turkmène.
Selon DAD-IS, l’Akhal-Teke est une race menacée : en 2004, il n’en restait que 2300. L’Equus Survival Trust la classe en danger critique.
Caractéristiques
Taille moyenne 14.2 – 16 mains
Allures naturelles, puissantes et souples
Taillé pour l’endurance et la vitesse
Pied sûr et robuste
Morphologie
Tête longue et légère
Grands yeux expressifs
Encolure longue, fine et haut attachée, avec une crinière courte et fine
Poitrail étroit et dos long
Membres fins et longs
Robes traditionnelles
Toutes les robes, mais le doré pâle est la couleur la plus recherchée (leur reflet métallique n’est pas dû au gène de dilution champagne, qui n’existe pas dans la génétique de la race). Leurs poils ont en réalité développé une structure microscopique en écailles qui réfléchit la lumière et produit cet effet métallique.
Tempérament
Fougueux et plein d’énergie
Très sensible
Hardi et courageux
Intelligent et doué
Utilisations
Cheval de selle polyvalent
Cheval de course
Cheval de concours complet et de compétition
Liens utiles
Akhal-Teke Association of America
Akhal-Teke Society of America
Akhal-Teke Canada
Où en acheter
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Vidéo
Traduit de l’anglais. Lire la version originale