Entretiens

Cindy Hughes – Entretien avec une artiste équestre

· The Equinest

Nom
Cindy Hughes

Site web et endroits où trouver mon travail en ligne
Mon site de vente au détail (avec panier) est horseladygifts.com
Mon site de vente en gros, qui propose aussi des trophées personnalisés et des thèmes non équestres, est kexbyhouse.com

Où je suis
Ma résidence principale, mon atelier et ma ferme se trouvent dans les pâturages vallonnés de l’ancienne plantation Bellamy, près de Monticello, en Floride, juste au sud de la frontière avec la Géorgie. C’est au cœur du pays des plantations.

Mon atelier d’été se trouve dans les Smoky Mountains, à l’ouest de la Caroline du Nord.

Parlez-nous un peu de vous : quel est votre parcours et d’où venez-vous ?
J’ai grandi dans la campagne du nord du New Jersey, en face d’une écurie de concours hunter-jumper… et j’aime les chevaux depuis aussi loin que je me souvienne… l’art est venu un peu plus tard, à l’école primaire, et bien sûr, je dessinais des chevaux !

Mon premier cheval était en fait une paire d’ânes, que je montais comme s’il s’agissait de sauteurs, en posant des manches à balai en travers de seaux pour m’entraîner au saut.

Trot allongé

Mes chevaux suivants étaient surtout des pur-sang, avec le saut d’obstacles pour priorité. Adolescente, j’étais prête à tout essayer, y compris entraîner des chevaux de course. Quand je suis entrée à l’université, j’ai dû renoncer à mon cheval. De mes années d’université jusqu’à l’entrée de notre fille à l’université, je suis restée sans cheval ! Quand je me suis sentie libre de remonter, le dressage a volé mon cœur, et le garde encore. Cela se voit dans mes dessins !

J’ai maintenant la ferme équestre dont j’ai toujours rêvé ! De beaux pâturages vallonnés avec d’immenses chênes verts, qui faisaient partie d’une ancienne plantation.

J’ai deux chevaux à moi, un pur-sang canadien et un adorable petit paint horse noir et blanc de 4 ans. Quelques pensionnaires charmants partagent ce petit coin de paradis. Un ami allemand et sa femme italienne gardent leurs Quarter Horses ici, et ma charmante voisine partage mon pâturage sud avec deux magnifiques Paso Finos gris.

Dessous de verre

L’été, je charge mon petit paint et tout mon matériel d’artiste et je pars en Caroline du Nord pour la saison. Mon Mountain Creek Studio est un petit cottage de pierre à flanc de montagne, qui domine mon cheval dans son pré, avec une vue spectaculaire sur les Smoky Mountains.

Le paysage par ma fenêtre change d’heure en heure à mesure que le soleil dissipe la brume du matin. C’est tellement propice à la créativité… et les randonnées à cheval sont hors du commun !

À la sortie de l’université, mon mari (un artiste extraordinaire de formation classique) et moi avons lancé une entreprise de fonderie décorative. Je dessinais, et nous fabriquions des lignes de cadeaux et de bijoux fantaisie de grande qualité, diffusées dans tout le pays. Nous produisions aussi des articles spéciaux pour de grandes entreprises et des événements sportifs.

Horse Lady Gifts

C’est au Mountain Creek Studio que je réalise mes dessins pour mes plateaux et bijoux découpés et teintés. Beaucoup sont des pièces uniques, avec des animaux sauvages, des ours, des oiseaux, du gibier, des animaux-esprits et des symboles amérindiens. Je fais partie d’une merveilleuse guilde d’artistes, qui a sa propre galerie dans les montagnes, la Stecoah Artisans Gallery, où j’expose. Mon travail s’y vend très bien.

Vous créez de jolis dessous de verre et plateaux de service sur le thème du cheval ; quel est votre meilleur vendeur ?
Les articles qui se vendent le mieux et qui sont le plus régulièrement recommandés sont les dessous de verre à vin avec le Champion (tête de cheval de dressage) et la scène de la jument et du poulain au pré, le hunter en plein saut et, souvent, les séries de mouvements de dressage (trot allongé, appuyer, pirouette au galop, piaffer ou passage), ainsi que les scènes de chasse à courre.

Plateaux de service

Ces produits font appel à diverses formes d’art. Quelle est votre forme d’expression préférée, et quelles sont vos principales influences artistiques ?
Je dessine depuis toujours, mais j’ai l’impression de n’avoir trouvé ma véritable voix artistique qu’au cours des 10 dernières années. Deux de mes principales influences sont mon mari, qui est artiste, et son arrière-grand-père, le célèbre graveur Timothy Cole, dont les gravures d’une finesse extrême restent à jamais un objectif vers lequel tendre. Les artistes que j’admire sont trop nombreux pour être cités, mais je peux dire que ceux qui ont influencé mon art équestre en particulier sont les peintres des XVIe et XVIIIe siècles Hamilton et Stubbs, et les graveurs Piuvnel (années 1600) et Dürer (années 1500).

Pour l’inspiration, je n’ai pas besoin de chercher plus loin que ma fenêtre… ici en Floride ou dans notre maison d’été en Caroline du Nord. Il y a toujours quelque chose que je crée ou que je projette de créer.

Dessous de verre

Mes dessins sont des études de la puissance et de la grâce du cheval en mouvement. J’ai développé un style de trait gravé en « empreinte digitale » sur les chevaux, qui contraste avec un trait plus serré dans le reste de l’image.

J’ai travaillé le métal tout au long de ma carrière, ces 20 dernières années, construisant, sculptant et moulant mes créations, en ajoutant parfois
des touches d’incrustation de céramique pour une explosion de couleur.

J’ai récemment ajouté le bois comme support, pour mes plateaux colorés découpés et teintés d’inspiration amérindienne.

Quel effet pensez-vous qu’Internet aura sur le monde de l’art ?
Je suis stupéfaite par la croissance d’Internet et des visites sur mon site ; je pense que cela ne fera que croître !

Pâturages de printemps

Quel est votre article préféré ?
Je crois que mon préféré est la scène de la jument et du poulain « Spring Pasture ». C’est l’un de mes meilleurs vendeurs, et j’ai pris beaucoup de plaisir à la dessiner, car c’est mon pâturage et j’ai pris mon hongre pur-sang comme modèle pour la jument.

Quelles sont vos autres passions ?
J’ai toujours été partisane d’une bonne alimentation, de l’exercice et d’un ancrage spirituel. Les Amérindiens ont un symbole, ou animal de pouvoir, appelé le « cerf du cœur », qui me rappelle que je dois « honorer ce qui me nourrit ».

Selon ma propre compréhension, cela signifie que je dois toujours utiliser les talents et les ressources qui m’ont été donnés d’une manière qui honore ces bienfaits.

L’artiste au travail

À suivre

Merci à Cindy d’avoir répondu à nos questions et partagé son travail. N’hésitez pas à consulter régulièrement son site de cadeaux équestres pour suivre ses dernières créations.

Restez aussi à l’écoute pour d’autres entretiens avec des artistes équestres et des photographes.

Vous êtes artiste équestre, ou vous connaissez un artiste équin que vous aimeriez voir mis en avant ? Ajoutez votre nom et votre site web dans les commentaires ci-dessous ou envoyez-nous un petit mot pour participer.

Traduit de l’anglais. Lire la version originale