Entretiens

Entretien avec une artiste équestre – Catherin McMillan

· The Equinest

Nom
Catherin McMillan

Sites web et endroits où trouver mon travail en ligne
Sites web :
www.animalarthouse.com
www.reddogplace.com
Blogs :
catherin-wwwanimalarthouse.blogspot.com/
marketplace-daily-art.blogspot.com/
theartofrescue.blogspot.com/
horse-art.blogspot.com/
Suivez Catherin sur Twitter : @catmcmillan

Où je suis
Numbaa, Nouvelle-Galles du Sud, Australie, à environ 2 h 30 au sud de Sydney

Parlez-nous un peu de vous : quel est votre parcours et d’où venez-vous ?
J’ai vécu toute ma vie dans la région de Shoalhaven, avec des week-ends passés à la ferme de mon grand-père à monter l’un de ses chevaux, un brumby.

Mon papi était considéré comme un maître dresseur de chevaux, et sa façon d’être avec les chevaux me fascinait.

Comme je vivais en ville, je n’ai pas pu avoir de cheval à moi avant l’adolescence, quand j’ai pu aller à pied jusqu’à l’endroit où il était gardé.

Concentration

Alors, en attendant mon propre cheval, je passais mon temps libre à dessiner des chevaux, à regarder des westerns (rien que pour les chevaux) et à harceler ma mère pour qu’elle m’emmène à la ferme de mon papi.

Quand avez-vous commencé à dessiner des chevaux ?
Je ne me souviens pas d’une époque où je n’en dessinais pas ; depuis toute petite, les chevaux étaient ce que j’aimais plus que tout.

Alors, à l’école, pour les projets, c’étaient des chevaux ; à la maison, quand je dessinais, c’étaient des chevaux. On peut dire que j’étais obsédée.

Quelle est votre race préférée ?
J’adore les appaloosas et les paints, les chevaux colorés avec beaucoup de marques. J’ai un faible pour les appys, car avant d’avoir des enfants, j’en élevais et je les présentais en concours. C’est de là que vient l’inspiration de Who Me.

Quelles sont vos principales influences ?
C’est une question difficile ; je n’ai pas d’artistes préférés en particulier, mais j’adore le réalisme.

Alors, quand je regarde le travail d’autres artistes, je suis toujours attirée par ceux dont le style est très réaliste.

Avez-vous (ou avez-vous eu) un animal qui soit la muse derrière votre travail ?
Je dirais que ma muse est mon vieux chien Banjo, qui vient à l’atelier. Il sait quand les choses vont bien, et il a une façon de deviner quand j’ai besoin d’un câlin parce que ça va moins bien.

In Your Face

Avez-vous des rituels secrets pour vous mettre dans l’ambiance avant de créer ?
J’ai une magnifique sculpture murale qu’une amie m’a offerte pour mon anniversaire il y a quelques années ; elle représente l’Homme vert, un esprit des bois, et je le salue généralement le matin, car il est juste devant la porte de mon atelier.

C’est comme réveiller l’esprit créatif et l’inviter à venir jouer.

Y a-t-il un lieu particulier qui vous inspire ?
L’inspiration vient de tellement d’endroits. Vivre à la campagne, simplement regarder les pygargues passer au-dessus de nous ou les nouveaux veaux suivre leurs mères à la traite, c’est déjà une inspiration en soi.

Tranquillité

Quel effet pensez-vous qu’Internet aura sur l’art en général ?
Je dirais qu’il a de bons et de mauvais côtés. Le bon côté, c’est qu’il offre beaucoup plus d’occasions de faire voir son travail à un public plus large, ce qui ouvre bien des portes qui n’auraient peut-être pas existé.

Supprimer l’intermédiaire et ne plus avoir à payer de commission à une galerie en est un autre. Les clients peuvent acheter directement sur votre site web ou votre blog.

Je dirais que les galeries traditionnelles ont plus de mal à vendre, à moins d’être une galerie renommée, car Internet ouvre tant de possibilités d’acheter de l’art depuis le confort de son foyer.

Avec autant d’artistes présents sur le net, la concurrence est devenue bien plus rude.

A-t-il eu un effet sur le vôtre ?
Oui, il m’a apporté beaucoup de visibilité et des commandes, non seulement en Australie mais aussi dans le monde entier. Sans site web, cela ne serait pas arrivé.

Who Me???

Quelle est votre œuvre préférée ?
Mmm, c’est difficile. J’adore Who me??? C’est le premier grand acrylique que j’ai réalisé, et j’ai vraiment, vraiment pris plaisir à le peindre, lui ou elle, selon le cas.

La vendriez-vous un jour ?
Oui, si on m’en proposait le bon prix, je le ferais.

Quelles sont vos autres passions ?
Ma famille serait ma passion numéro un. Ensuite, l’art est sans conteste ma passion suivante, et de loin.

Si je ne peux pas créer, j’ai des symptômes de manque ; j’ai besoin de créer pour être vraiment en paix.

Travaillez-vous sur quelque chose de nouveau ?
En ce moment, je travaille sur 2 nouveaux groupes de tableaux : le premier est une série représentant les stockmen (comme on appelle les cow-boys ici en Australie), à l’aquarelle ; le second est une série de races, à l’acrylique sur toile.

Collection

Soutenez-vous des associations ?
Récemment, j’ai pris contact avec TREW horse rescue, ici en Australie, qui recueille, replace et réhabilite des chevaux négligés.

Je travaille avec les membres pour créer des portraits des chevaux dont ils s’occupent.

Ces œuvres sont mises en vente, et un pourcentage du prix de vente est reversé directement à l’association. Je trouve très gratifiant de pouvoir rendre quelque chose aux animaux qui m’ont donné tant de plaisir depuis l’enfance.

À suivre

Merci à Catherin d’avoir répondu à nos questions et partagé son art. N’hésitez pas à consulter régulièrement son site web pour suivre ses dernières créations.

Restez aussi à l’écoute pour d’autres entretiens avec des artistes équestres et des photographes.

Vous êtes artiste équestre, ou vous connaissez un artiste équin que vous aimeriez voir mis en avant ? Ajoutez votre nom et votre site web dans les commentaires ci-dessous ou envoyez-nous un petit mot pour participer.

Traduit de l’anglais. Lire la version originale