Entretiens

Jacqueline Collen-Tarrolly – Entretien avec une artiste équestre

· The Equinest

Nom
Jacqueline Collen-Tarrolly

Site web et endroits où trouver mon travail en ligne
Mon site web est www.toadstoolfarm.com et mon téléphone est le 310 502 1462. Mon e-mail est info{at}toadstoolfarm.com.

Où je me trouve
Je vis dans la grande agglomération de Los Angeles

Parlez-nous un peu de vous : quel est votre parcours et d’où venez-vous ?
Je suis originaire du Colorado, mais à 18 ans, j’ai été repérée par un agent de mannequins et je suis partie à Paris, en France. J’y ai vécu un an, puis j’ai déménagé à New York où j’ai fait du mannequinat jusqu’à la naissance de mon fils en 1990. Ensuite, nous nous sommes installés en Californie et je n’en suis jamais repartie. J’ai arrêté le mannequinat et la comédie en 1999 et je ne l’ai jamais regretté. Je suis artiste professionnelle depuis 9 ans.

Myst

Quand avez-vous commencé à dessiner et à peindre ?
Depuis toujours. Je ne me souviens pas d’une époque où je ne le faisais pas. À 5 ans, j’ai obtenu la deuxième place (pendant des années, j’ai cru que c’était la première, mais j’ai récemment retrouvé une photo de moi tenant un ruban rouge, donc je suppose que c’était la deuxième) à un concours d’art local pour les enfants de la maternelle au CM2. J’avais peint une fée des dents.

Vous ne peignez pas que des chevaux : quel est votre sujet préféré et pourquoi ?
Tout ce qui vient de l’Autre Monde. Les chevaux ont quelque chose de surnaturel, on comprend donc facilement pourquoi je les intègre à mon thème artistique principal, les sujets fantastiques et féeriques, mais je peins aussi beaucoup de fées, de sirènes, de licornes et ainsi de suite.

Gargouille

Je ne sais pas vraiment pourquoi. Ce sont elles qui m’ont choisie, les Fées. Les gens pensent que ma maison doit être remplie d’objets féeriques, et ce n’est vraiment pas le cas. Je ne me vois pas du tout comme une Fée. Je serais plutôt une Elfe, s’il fallait choisir. Mais j’ai simplement toujours peint les fées et les choses de l’Autre Monde.

Votre travail a une dimension magique : qu’est-ce qui inspire votre art ?
Franchement, je ne sais pas. Comme je l’ai dit, j’ai l’impression que c’est le Petit Peuple qui m’a choisie, et non l’inverse. J’ai simplement toujours été un peu bizarre. Bizarre au sens d’étrange, pas de drôle. Je me souviens avoir parlé aux orages quand j’étais enfant, et avoir guetté des voix dans le vent et dans le bruissement des feuilles des arbres. Je me souviens d’être restée assise dans les champs pendant que de jeunes lièvres sauvages jouaient autour de moi.

Créatures ailées

C’est peut-être parce que nous avions déménagé dans ce petit ranch loin de toute civilisation et que, mes parents travaillant, j’étais souvent seule dès que j’ai eu l’âge de l’être. Je vivais tout le temps à moitié à l’état sauvage, et je crois que j’ai ainsi développé un lien très fort avec la Terre. J’ai aussi toujours eu une « imagination débordante », comme disait ma mère ; mettez les deux ensemble et vous avez la réponse.

Quelles sont vos principales influences artistiques ?
Waterhouse, Brian Froud, Eyvind Earle, Victoria Francis et beaucoup d’artistes très peu connus dont je découvre le travail un peu partout, au hasard.

Lily Wolf

Avez-vous des rituels secrets pour vous mettre dans l’ambiance avant de peindre ?
MDR… non, pas vraiment. Je peins, c’est tout. Parfois, une image me vient en tête et ne me lâche pas tant que je ne l’ai pas peinte, mais c’est à peu près tout.

Y a-t-il un endroit particulier qui vous inspire ?
Non. Je suis en quelque sorte entourée d’inspiration. Un mot entendu à la télé peut déclencher quelque chose. Ou une simple promenade, ou parfois, ça me vient littéralement à l’esprit, comme ça.

Quel effet pensez-vous qu’Internet aura sur l’art et les artistes ?
Je pense qu’il a déjà eu un effet énorme sur les artistes et sur l’art. Aujourd’hui, le monde entier peut voir le travail d’un artiste sans passer par une galerie physique.

La Sentinelle

Pour beaucoup d’artistes, vivre de son art est devenu un objectif bien plus réaliste. Ça l’est en tout cas pour moi.

Quelle est votre œuvre préférée ?
Ce serait comme choisir un enfant préféré. Je ne peux pas. Il y en a certaines où je trouve avoir mieux réussi à rendre ce que j’avais en tête que d’autres, mais il n’y a pas de favorite à proprement parler. Certaines ont été inspirées par des événements de ma vie et ont sans doute plus de sens pour moi, mais c’est à peu près tout.

Ange gardien

Accepteriez-vous de la vendre ?
Je vends 90 % de mes originaux. Ou du moins j’essaie. Il y en a très peu que je n’ai jamais mis en vente. L’un d’eux est un tableau que j’ai peint pour ma fille. Il est accroché dans sa chambre.

Quelles sont vos autres passions ?
Les chevaux, les chevaux, les chevaux. J’en ai 8 et ils sont toute mon âme. J’adore la nature, les animaux, la lecture (je dévore pratiquement les livres au petit-déjeuner), l’écriture, la musique… à peu près tout ce qui est créatif.

Une grenouille aima un jour une tortue

Ah, et les chaussures. J’adore les chaussures. Et le chocolat chaud.

Travaillez-vous sur quelque chose de nouveau ?
Je travaille toujours sur de nouvelles choses. En ce moment, je réalise une œuvre sur commande. Et je développe quelques articles sérigraphiés à ma marque pour ma boutique en ligne.

Un peu de magie blanche

D’autres à venir

Merci à Jacqueline d’avoir répondu à l’entretien et partagé son travail. Pensez à consulter régulièrement son site d’art pour découvrir ses dernières créations.

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Traduit de l’anglais. Lire la version originale