Entretiens
Stephanie Small – Interview d’une artiste équestre
Nom
Stephanie Small
Site web et endroits où trouver mon travail en ligne
deviantART : pegacorna2, et dans une moindre mesure, vous pouvez voir une partie de mon art sur Elfwood
Où je vis
Comté de Lake, Californie
Parlez-nous un peu de vous : quel est votre parcours et d’où venez-vous ?
J’ai grandi dans une ferme, où j’ai développé un amour des chevaux que je partageais avec ma mère. Tout au long de ma vie, j’ai dessiné les chevaux et d’autres animaux, et travaillé avec eux. Je passe une grande partie de mon temps à essayer de saisir la beauté de tous les animaux, mais surtout des équidés.

Qu’est-ce qui est venu en premier, le cheval ou l’art ?
L’obsession des licornes a commencé très tôt, tout comme l’art ; difficile de dire lequel est venu en premier. Les premières peluches que j’ai choisies étaient des licornes, et j’ai adoré colorier dès que j’ai pu tenir un crayon.
Quand avez-vous commencé à dessiner et à peindre des chevaux ?
Enfant, on m’a crue malade, parce que j’avais passé 20 minutes à dessiner une seule image couverte de licornes. Comme je n’avais pas encore deux ans, on pensait que je faisais une fixation. Mais il s’est avéré que j’étais simplement très douée pour me concentrer et pour dessiner des chevaux et des équidés.

Le plus ancien dessin que je possède moi-même est une licorne ailée que j’ai dessinée à cinq ans, mais ma famille a peut-être quelque chose de plus ancien.
Votre style est unique, avec une dimension mythique : qu’est-ce qui vous a poussée à vous intéresser à d’autres créatures proches du cheval ?
Le besoin obsessionnel de représenter dans mon art toutes les créatures mythiques dont j’ai entendu parler a toujours fait partie de moi. Je me souviens, toute petite, d’essayer de dessiner des orques et des trolls du Manuel des monstres de Donjons et Dragons de mon père. L’obsession des chevaux était forte.

Y a-t-il une race en particulier qui influence vos animaux ?
J’ai toujours eu un faible pour le pur-sang arabe et le frison.
Quelles sont vos principales influences artistiques ?
Brian Froud, Oberon Zell-Ravenheart, Giger, Escher, Boris Vallejo & Julie Bell, Luis Royo.
Avez-vous (ou avez-vous eu) un animal en particulier qui soit la muse de votre travail ?
J’avais une jument nommée Camille, que je dessinais très souvent quand j’étais enfant. C’est essentiellement avec elle que j’ai appris à dessiner les chevaux (c’était une pur-sang arabe au modèle parfait, alors ma mère disait que c’était le meilleur moyen d’apprendre).

J’ai fini par dessiner les autres chevaux que je rencontrais, mais ces premières leçons, où j’ai appris à dessiner une arabe, resteront gravées en moi.
Avez-vous des rituels secrets pour vous mettre dans l’état d’esprit propice à votre art ?
Plus maintenant. J’entre instantanément dans la « zone artistique » ; c’est d’ailleurs quelque chose que je pratique dans ma vie spirituelle. Mon art me sert de point de concentration pour la méditation. Comme je sais ce que l’on ressent dans la « zone artistique », je peux maintenant faire naître cette sensation presque immédiatement et me « concentrer » sur presque n’importe quelle tâche. C’est très pratique.

C’est un peu l’inverse de votre question, mais je suis sûre qu’il y a longtemps, j’avais des rituels inconscients pour entrer dans la zone. Aujourd’hui, c’est l’art qui est le rituel inconscient.
Y a-t-il un endroit particulier qui vous inspire ?
Auprès de mes amis, de ma famille ou dans la nature. En général, l’inspiration me vient simplement en étant près d’un animal ou d’un lieu qui offre quelque chose d’intéressant à dessiner.

Quel effet pensez-vous qu’Internet aura sur l’art à l’avenir ?
Je suppose que l’art deviendra plus accessible, à mesure que les gens apprendront à engager des artistes indépendants pour des travaux bon marché, mais en même temps, cela fera sérieusement baisser la valeur des artistes et de leurs compétences sur le marché. Cela dit, certains artistes qui seraient peut-être restés dans l’ombre sans une ressource aussi immense auront l’occasion de se faire connaître.
Internet a-t-il eu un effet sur votre art ?
Certainement : sans Internet, je n’aurais pas eu l’assurance ni les connaissances nécessaires pour me lancer, exposer ou vendre mes œuvres. Personnellement, j’ai trouvé en ligne quantité de tutoriels, de formations, de logiciels et de retours que je n’ai jamais eu l’occasion de recevoir ailleurs.

Quelle est votre œuvre préférée ?
Princess Tariel Nimara, pour sa variété, ses couleurs et sa sérénité. Elle me détend toujours.
Accepteriez-vous de la vendre ?
Probablement pas.

Qu’est-ce qui vous passionne d’autre ?
Les dragons et ma spiritualité.
Vous travaillez sur quelque chose de nouveau ?
Je travaille sur une série de licornes guérisseuses et je termine un concours d’art collaboratif entre plusieurs artistes, sur le thème des créatures volantes.

À suivre
Merci à Stephanie d’avoir répondu à cette interview et partagé son travail. N’hésitez pas à consulter régulièrement son profil deviantART pour découvrir ses dernières œuvres.
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Traduit de l’anglais. Lire la version originale