Entretiens

Interview d’une graphiste et web designer équestre – Joni Solis

· The Equinest

Nom
Joni Solis

Sites web et lieux où trouver mon travail en ligne
horse-logos.com
alove4horses.com
Facebook : A Love for Horses
Webshots : alove4horses
Picasa : Horse Logos
Flickr : A Love for Horses
Suivez Joni sur Twitter : @jonisolis

Où je vis
Dans les forêts de pins du Sud profond, chaud et humide, à Kentwood, en Louisiane. Je vis dans une petite maison construite à la main sur deux acres, avec des jardins et des bestioles (surtout des insectes). J’ai deux poneys bien dodus, trois chiens gâtés, trois poissons rouges, une carpe koï dorée, une chatte (Nimbus, la reine) et un fils, Felix. L’album photo Picasa de mes animaux.

Parlez-nous un peu de vous : quel est votre parcours et d’où venez-vous ?
Je suis née à La Nouvelle-Orléans et j’ai grandi en banlieue.

Le travail de Joni

Toute petite, j’avais un cheval à ressort/à bascule palomino en plastique, et j’étais aussi folle des chevaux du carrousel de City Park et des vrais poneys du parc. Mon papa me faisait sauter sur ses genoux quand nous regardions de vieux westerns et des séries de cow-boys : « Hi Ho Silver and away ! »

Les chevaux m’attiraient énormément, et j’adorais quand on montrait des troupeaux de chevaux sauvages en mouvement. Les films et les émissions de Disney sur les animaux faisaient aussi partie de mes préférés.

Quand avez-vous commencé à dessiner et à peindre des chevaux ?
La vraie question, c’est : quand ne l’ai-je pas fait ? Ma mère me lisait beaucoup de livres merveilleusement illustrés. Elle me fournissait aussi du papier, des crayons, des craies grasses et des feutres (très précieux) achetés au représentant de Fuller Brush. J’ai gagné un concours de dessin à l’école en CE2 et je couvrais tous mes cahiers de dessins, dont beaucoup représentaient des chevaux.

À la récréation, quand je ne dessinais pas, je galopais dans la cour en jouant aux chevaux. À quatorze ans, je savais que je voulais être artiste. Je le savais déjà avant, mais je n’arrivais pas à le dire tout haut.

Le travail de Joni

Quelle est votre race préférée à représenter dans votre art équestre ?
J’adore la silhouette élégante du pur-sang arabe, les crinières épaisses et ondoyantes de l’andalou et du frison, la puissance des races de trait, l’esprit rustique des mustangs et le côté mignon des races de poneys.

Les chevaux en général ont une forme que la plupart des gens trouvent agréable, allez savoir pourquoi : peut-être leurs courbes, leur crinière et leur queue ondoyantes. Le mouvement et la vitesse d’un cheval en action, quelle beauté !

Quelles sont vos principales influences artistiques ?
J’aime regarder une grande variété d’art équestre, des peintures rupestres stylisées aux grands maîtres réalistes du cheval d’autrefois, jusqu’aux artistes équestres d’aujourd’hui qui exposent sur Internet. Je suis inspirée par toutes les formes d’art, sur tous les supports, et par la nature.

Le travail de Joni

Parlez à nos lecteurs de votre entreprise et de la façon dont vous en êtes venue à créer des logos équestres
En 2001, j’avais créé deux ou trois sites web, dont l’un vendait des œuvres originales sur le thème du cheval, et des gens me contactaient sans cesse pour que je crée des logos pour leurs entreprises équestres.

Je me suis vite retrouvée à vendre plus de logos de chevaux que de tableaux de chevaux. Avant cela, je n’avais jamais envisagé de me spécialiser dans les logos équestres, mais une fois lancée, j’ai acheté des livres sur la conception de logos et j’ai étudié des logos sur Internet et ailleurs.

J’essaie de rester ouverte aux nouvelles idées et aux nouvelles occasions d’apprendre.

Quelle est la plus grande difficulté dans la conception de logos équestres ?
La principale difficulté est de garder à l’esprit qu’un logo doit être conçu pour être polyvalent. Il doit bien fonctionner en une seule couleur comme en plusieurs, de près comme de loin, et imprimé sur des supports très différents, du papier à l’acier.

Les logos fonctionnent mieux lorsqu’ils restent assez simples pour être reconnaissables, aussi bien imprimés sur des cartes de visite que sur l’enseigne d’un ranch vue depuis une voiture en marche. Parfois, la plus grande difficulté est d’amener le client vers un design moins compliqué que celui qu’il avait d’abord imaginé pour son logo. Certaines personnes partent d’une idée qui, une fois réduite, devient difficile à distinguer.

Le travail de Joni

Il semble que les logos équestres exigent de solides talents d’illustratrice : êtes-vous d’accord ?
Eh bien oui, la plupart des propriétaires d’entreprises équestres, et les gens en général, remarqueront si vous dessinez mal un cheval, et le cheval n’est pas l’animal le plus facile à dessiner correctement. Même dans un logo de cheval stylisé, vous voulez que le cheval soit agréable à regarder et qu’on le reconnaisse comme un cheval, et non comme un chien ou un autre animal.

Avez-vous des rituels secrets pour vous mettre en condition avant de créer ?
Je sors mes livres de graphisme et de logos, mes livres et magazines sur les chevaux, et je commence à les feuilleter. Je galope aussi sur Internet en quête d’inspiration. Ensuite, je commence à esquisser des idées et je travaille à partir de là. Parfois, la meilleure idée est la première, et d’autres fois, c’est la dernière qui me vient. Je les vérifie pour m’assurer qu’elles fonctionnent toujours en une seule couleur et en taille réduite. Il arrive qu’un design soit superbe en couleurs, mais échoue au test de la couleur unique ou lorsqu’on le voit en petit.

La musique m’aide aussi quand je crée, et j’aime la musique classique, Elvis, la country, le rock’n’roll, la musique new age pour le cerveau, ainsi que les livres et reportages audio éducatifs.

Si je suis à court d’idées ou que j’ai les yeux qui sortent de la tête à force de fixer l’écran, je sors travailler un peu dans mon jardin : ça semble toujours relancer les idées.

Le travail de Joni

Selon vous, quel effet Internet aura-t-il sur l’art en général ?
Toute personne disposant d’une connexion Internet peut désormais profiter, de jour comme de nuit, d’une quantité et d’une variété incroyables d’œuvres d’art venues du monde entier. Cette visibilité est bénéfique pour tout le monde, y compris pour l’artiste. Je pense que le Web a permis à davantage de gens de devenir artistes et qu’il pousse davantage de gens à collectionner des œuvres d’art.

Quel effet le Web a-t-il eu sur votre art ?
Comme je le disais plus haut, je ne ferais pas de logos équestres si des gens ne m’avaient pas contactée en ligne pour me demander ce service. Le Web offre aux artistes et aux designers un marché mondial qui ne dort jamais, et les services de paiement en ligne facilitent l’encaissement. Je peux communiquer avec d’autres artistes et passionnés de chevaux, où qu’ils vivent, que je n’aurais jamais rencontrés en personne.

Y a-t-il des sites web que vous fréquentez particulièrement pour trouver l’inspiration ?
Oui, un certain nombre : Google Images pour mes recherches, ImageKind, Etsy, RedBubble, deviantART, YouTube, des blogs sur les chevaux, entre autres.

Le travail de Joni

Qu’est-ce qui vous passionne d’autre ?
Le bien-être animal et le sauvetage des animaux de compagnie : ce sont des domaines où nous, les humains, avons fait beaucoup de progrès, mais où il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Je m’intéresse aussi au développement personnel et spirituel.

« J’ai lu que chaque animal stérilisé empêche quatre animaux d’entrer en refuge, où au moins trois mourront », affirme Joni, « la prévention est un choix plus humain que l’euthanasie, et quand notre société y croira, l’adoptera et exigera mieux de nos collectivités locales en matière de protection et de contrôle des animaux, alors les euthanasies de masse dans nos refuges cesseront. »

J’accueille en famille d’accueil et je photographie des animaux sauvés proposés à l’adoption, et je publie sur deux blogs :

Tangi Adopt A Rescue’s Blog – Sauvetage et adoption d’animaux ; Kentwood, Louisiane (paroisse de Tangipahoa) tangiadoptarescue.wordpress.com

Foster Dogs – Les aventures de chiens en famille d’accueil proposés à l’adoption foster-dogs.blogspot.com

Un conseil à donner à d’autres artistes ?
Dessinez, peignez, créez ce que vous aimez, privilégiez le bonheur plutôt que l’argent, et gardez l’esprit sain en nourrissant votre corps et votre esprit des meilleurs aliments et des meilleures pensées que vous puissiez trouver, acheter ou cultiver. Ce que vous dessinez dans votre esprit compte davantage pour votre réussite et votre bonheur que toutes les œuvres que vous créez et que les autres peuvent voir.

Le travail de Joni

À suivre

Merci à Joni d’avoir répondu à nos questions et partagé son travail. N’oubliez pas de visiter régulièrement son site de design et d’entreprise équestre pour découvrir ses dernières créations.

Restez à l’écoute pour d’autres interviews d’artistes équestres et de photographes.

Vous êtes un artiste équestre, ou vous connaissez un artiste du cheval que vous aimeriez voir présenté ici ? Ajoutez votre nom et votre site web dans les commentaires ci-dessous ou écrivez-nous pour participer.

Traduit de l’anglais. Lire la version originale